Le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) a conclu en 2001 dans son 3ème rapport scientifique que depuis la fin du 19ème siècle la terre s’est réchauffée de 0.6°C en moyenne et qu’on a assisté à une montée du niveau des océans de 10 à 15 cm
De surcroît, toutes les analyses confirment aujourd’hui l’effet notable des activités humaines sur ces variations, même s’il demeure de nombreuses incertitudes sur leurs évaluations et surtout sur les conséquences qui s’en suivent.
Pour l’avenir, selon différents scénarii liés au développement de la société, le réchauffement pourrait atteindre d’ici la fin du siècle 1.4 à 5.8°C, et la mer monter de 9 à 90 cm. Cette hausse des températures devrait provoquer des cycles hydrologiques plus vigoureux, c’est à dire des sécheresses et des inondations plus sévères et une augmentation des précipitations.
Au delà des modifications climatiques, les experts du GIEC prévoient de nombreuses conséquences dans des domaines bien différents. Ainsi, l’agriculture devrait connaître de grands changements sous l’effet de la réduction des cycles de cultures.
Les pathologies hivernales pourraient également être bousculées et décalées dans le temps. Quant aux zones humides comme les deltas, marais et lagunes, elles vivraient avec un risque accru de submersion. Enfin, la faune et la flore pourraient connaître de nombreux changements, tant au niveau de leur répartition que de leur évolution.
Dans les DOM TOM, la hausse des températures des eaux marines est néfaste pour les coraux, qui pour beaucoup d’entre eux ne survivent pas au-delà de 29 ou 30°C. Une élévation de la température pourrait également avoir des conséquences sans précédent sur la production agricole.
Mais surtout, nous risquons fort de vivre des saisons cycloniques de plus en plus agitées et dévastatrices...
Hormis dans les régions froides où la mortalité du au froid reculerait, le réchauffement climatique aura des conséquences préjudiciables sur la santé humaine. D’une part, le renforcement et l’allongement des périodes de chaleur augmentera, principalement dans les villes, la mortalité et les affections cardiorespiratoires; d’autre part, les aires touchées par les maladies infectieuses véhiculées par les insectes tropicaux s’étendraient considérablement.
L’avenir de la terre est donc étroitement lié aux évolutions du climat. D’une façon générale, on peut dire que ce siècle sera celui des «accidents météorologiques » et que les inondations, orages, ouragans et tempêtes mortels feront chaque année la Une de l’actualité.
Les éléments se déchainent
- Janvier 1998, le sud de Québec est touché par une série de pluies verglaçantes sans précédent ; le 8 janvier Montréal est plongé dans le noir et les réseaux vitaux sont ébranlés par des effets domino inédits.
- Décembre 1999, la France est balayée par deux ouragans successifs, épisodes aussi destructeurs que toutes les tempêtes subies depuis plus d’un siècle
- Printemps/Été 2002 de terribles inondations frappent diverses régions d’Europe et d’Asie, bien au-delà des valeurs maximales mesurées depuis ces 15 ou 20 dernières années
- Juillet et octobre 2004, le Japon subit deux phénomènes cycloniques successifs accompagnés de pluies diluviennes comme il n’en avait jamais connu
- Eté 2003, la France connaît une canicule sans précédent et plus de 15 000 morts sont enregistrés.
- Été 2004 les États unis sont victimes de 4 ouragans de forte intensité sur une période de quelques mois
- Année 2004, aux Antilles, la Guadeloupe connaît une saison des pluies exceptionnelles avec un excédent d’eau de 50 à 89 % selon les zones.
- Depuis 2003 les populations des îles Tonga du pacifique sud sont peu à peu déplacées à cause de l’élévation du niveau de la mer.