Abondante en apparence, l’eau en Guadeloupe sait aussi se faire rare. Pendant le carême notamment, période où les cultures sont assoiffées et nécessitent un arrosage quotidien. Mais, tout au long de l’année, 53% de l’eau produite se perd en chemin du fait de l’état obsolète des canalisations. L’eau qui arrive à notre robinet est donc précieuse et doit être consommée avec parcimonie. D’autant que les procédés de traitement de l’eau (pour la rendre potable) sont de plus en plus coûteux. De surcroît, dans certaines zones de la Basse-Terre, la pollution des cours d’eau et des points de captage par les pesticides utilisés dans les bananeraies, entraîne des surcoûts supplémentaires. Depuis la grande crise de 2000, certains captages ont dû être fermés et les autres équipés de filtres à charbon actif afin d’assurer la distribution d’une eau potable indemne de pesticides.