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Changer notre rapport à l'eau

Grève de l’eau ? Sécheresse ? Et si cela vous laissait indifférent ?

Une citerne, un système de récupération d’eau de pluie, une bonne filtration et vous voilà autonome en eau



Qui a sa citerne ?

Changer notre rapport à l'eau
Longtemps aux Antilles, les maisons ont été équipées de citernes. Dans les dépendances, cet équipement a d’ailleurs été jusqu’à récemment la norme tant l’approvisionnement en eau était aléatoire.

Au fil des ans, la Guadeloupe a cru qu’elle était devenue un pays civilisé. Les citernes ont peu à peu été oubliées et tout le monde s’est raccordé au réseau. C’était sans compter les grèves de l’eau qui privent régulièrement les foyers, les écoles, les centres médicaux et les cantines de ce précieux liquide. Ou encore les hôtels qui, en pleine saison touristique, pâtissent une fois de plus d’une poignée d’irresponsables qui se croient tout permis sans assurer aucun service minimum.

Quant aux sécheresses (qui deviendront probablement récurrentes dans nos régions sous l’effet du réchauffement climatique), elles privent également d’eau en période de carême toute une partie du Nord Grande-Terre.

Vivre en autonomie

Quelques pionniers l’ont fait il y a vingt ans en construisant leur maison sur l’île.
Une vaste citerne, un collecteur d’eau de pluie relié à la toiture, une pompe, un système de filtration et le tour est joué !
Ces précurseurs n’ont jamais réglé une facture d’eau et n’ont jamais connu de pénurie même après Hugo !

Aujourd’hui, grâce aux évolutions technologiques, être autonome en eau est encore plus simple. Les citernes se font souples (voir photo), les collecteurs de pluie s’adaptent à toutes les gouttières, le prix des pompes a été revu à la baisse et les systèmes de filtration assurent une qualité de l’eau irréprochable.


Comment faire ?

1 : je récupère l’eau de pluie
Le toit est un vaste réceptacle qui permet de recueillir l’eau de pluie. Il suffit pour cela d’installer sur l’une des gouttières un collecteur.
2 : je stocke l’eau récoltée
Le collecteur est relié à une citerne placée dans le jardin ou enterrée. A partir de 3000 l, les citernes en PVC peuvent être enterrées. Mais il existe aussi aujourd’hui des citernes souples qui sont d’une grande facilité d’utilisation et intéressantes financièrement (photo).
3 : j’amène l’eau au robinet
Sauf à placer votre citerne en toiture (ce qui se fait beaucoup au Brésil), il faut investir dans une pompe électrique qui transportera l’eau jusqu’à vos robinets.
4 : je filtre l’eau
Pour potabiliser l’eau d’une citerne, il faut la filtrer. Pour Alain Vinciguerra de DOM?EAU, “les solutions actuelles comme l’ultra-filtation offrent une eau d’une qualité irréprochable. Elle peut être bue par toute la famille”. La seule contrainte réside dans le changement régulier des filtres.


A savoir : 25% de crédit d’impôt

L’état encourage la récupération de l’eau de pluie pour les résidences principales. Si vous vous équipez avant le 31/12/09, vous bénéficierez d’un crédit d’impôt de 25?%.?C’est à dire que si vous investissez 1000 euros, le trésor public vous remboursera 250 euros, que vous soyez imposable ou pas.
(Loi du 1/12/06, art. 200 A-0 quater du code général des impôts)

Mercredi 04 Avril 2007
Mariane AIMAR
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